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Expo Paris: 12 expositions à ne pas rater cet hiver 2017 / 2018

Par Elise Chevillard / Publié le 14.11.2017

Vous ne savez pas comment profiter de votre temps libre ? Découvrez une selection aux petits oignons, d’expositions à ne pas manquer sur Paris. A vos agendas !

L’hiver pointe le bout de son nez, et avec lui la nuit qui tombe vite et le froid qui nous murmure de rester au chaud. C’est le moment tout trouvé pour se rendre dans les musées et les galeries parisiennes. Que vous soyez amateurs de peintures, de photographies, passionnés de cinéma et de danse, ou bien curieux de street art et de bande-dessinées, AlloVoyages vous propose sa sélection d’expositions incontournables de l’hiver parisien.

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« Irving Penn », au Grand Palais

« J’ai toujours été fasciné par l’appareil photo. Je le reconnais pour l’instrument qu’il est, mi- stradivarius, mi- scalpel, » ainsi commence l’exposition consacrée au photographe américain Irving Penn (1917-2009). Célèbre avant tout pour ses photographies de mode dans le magazine Vogue, (1947-51), l’artiste n’a pas immortalisé que des mannequins. En faisant usage du noir et blanc, il s’est brillamment illustré dans l’art du portrait, ainsi que du nue, source éternelle d’inspiration artistique. Il va aussi s’intéresser aux petits métiers et aux savoir-faire, aujourd’hui disparu, comme le rémouleur, le vitrier, le vendeur de concombres… Moins connu, son travail lors de son passage à Cuzco en 1948 pour sa première commande en extérieur, où il fait le portrait des habitants en costume traditionnel en laine.

Jusqu’au 29 Janvier 2018, au Grand Palais, 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

 

« Les Nuits parisiennes », dans les salons de l’Hôtel de Ville

Paris est une fête. Dans la Ville des Lumières, tout est lieu à faire la fête, même la rue, comme le rappelle cette exposition intitulée «Les Nuits parisiennes ». La capitale doit son rayonnement international en partie à ses nuits. Des feux d’artifices aux luminaires, Paris brille par ses éclairages. Cette exposition retrace la vie nocturne de la capitale, du XVIIIe siècle à nos jours, à travers des photographies, décors et costumes. Jusqu’à l’aube, les noctambules se déhanchent au Bal Mabille ou Chez Régine. Du french cancan du Moulin Rouge au café-concert du Bataclan, les symboles mythiques sont nombreux. Chroniqueurs, affichistes, intellectuels, libertaires, poètes, photographes, journalistes, écrivains et artistes, ils ont tous hanté et façonné les nuits parisiennes.

Jusqu’au 3 février 2018 (les dates précises sont susceptibles d’être modifiées), salle Saint-Jean, 5, rue de Lobau, 75004.

 

 

« André Durain, 1904-1914, La décennie radicale », au Centre Pompidou

Qui était André Durain ? Le Centre Pompidou se propose de revenir sur ce peintre français, oublié de l’histoire de l’art et pourtant précurseur du fauvisme puis du cubisme, à travers plus de 200 œuvres. L’exposition s’ouvre avec ses dessins de caricatures de la vie quotidienne et du corps militaire, puis se poursuit avec ses photographies. Ces dernières, s’apparentent à son travail pictural dans la recherche de la profondeur et des jeux de lumière. Beaucoup de ses peintures sont d’ailleurs tirées de ses photos. On découvre la production estivale de 1905 à Collioure, la série des vues de Londres et les très grandes compositions autour des thèmes de la danse et des baigneuses. Le cubisme et le fauvisme se dessinent alors.

Jusqu’au 29 janvier 2018 au Centre Pompidou, Place Georges-Pompidou, 75004 Paris

 

« Barbara », à la Philharmonie de Paris

« Un beau jour
Ou était-ce une nuit?
Près d’un lac, je m’étais endormi
 …», une voix reconnaissable résonne mélancolique et envoutante. Cette voix, c’est celle de la chanteuse Barbare à qui la Philharmonie de Paris consacre une exposition, vingt ans après sa disparition. Retraçant son histoire et son parcours artistique à travers de nombreux manuscrits, correspondances, photographies, sons et vidéos, mais aussi dessins inédits confiés par des proches de la chanteuse, l’exposition dresse ici un portrait intime et passionné. Vous vous appelez Barbara ? Entrez gratuitement dans l’exposition !

Jusqu’au 28 janvier 2018, à la Philharmonie de Paris, 221, avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.

 

 

« Beau doublé, Monsieur le Marquis ! », au musée de la chasse et de la nature.

Invitée avec son amie et sculptrice Serena Carone, au musée de la chasse et de la nature, l’artiste Sophie Calle, expose son travail autour de la chasse justement mais…amoureuse. Ici, la mort est omniprésente, celle de son père à qui elle rend hommage. Ses œuvres disséminées un peu partout dans ce musée semblable à un cabinet de curiosités, entretiennent un dialogue intime avec les animaux empaillés et autres objets (fusils, cibles..) du musée. Elle sème des souvenirs, sa robe rouge habille un cerf, son peignoir blanc pend à un andouiller, plus loin c’est un escarpin qui s’est accroché à un tableau. Son œuvre prend alors tous son sens à la lecture de ces cartels, entre poésie et cruauté amère.

Jusqu’au 11 février, au musée de la chasse et de la nature, 62,rue des Archives, 75003 Paris.

 

« Black Chicago », les Douches la Galerie

Tom Ardnt, Yasuhiro Ishimoto, Vivivan Maier font partie des sept photographes présentés dans cette exposition qui couvre une période qui va de 1940 à nos jours. Bien que leur parcours artistique et leur regard soient différents, ils ont un objectif commun : témoigner et mettre en lumière la vie des Noirs de Chicago venu depuis le Sud, avec l’espoir de plus de liberté et d’un travail plus digne, saisir la place de cette communauté dans la ville, leurs attitudes et leurs histoires Dans les photos, toutes les nuances du noir et blanc sont ici explorées, les rues deviennent des décors. Cette exposition s’inscrit dans le cadre d’événements consacrés au Black Chicago, dont une conférence ouverte à tous, organisée par la branche parisienne de l’Université de Chicago du 15 au 18 novembre 2017.

Jusqu’au 13 janvier 2018, Les Douches la Galerie 5, rue Legouvé 75010 Paris.

 

Musée en visuel HK_72, Hong Kong, 2014 Crédit Invader

« Hello, my game is », au musée en Herbe

Il s’épanouit sur les murs de Paris et lui redonne des couleurs, disparaît ou résiste au temps qui passe, le street art est depuis toujours dans la rue, les murs étant un support propice à l’expression. C’est à partir des années 80 qu’il commence à s’épanouir en tant qu’initiative individuelle. Des artistes émergent. Entre le graffiti et l’invasion extraterrestre, Invader agit la nuit et sème des carreaux de mosaïques pixélisés aux angles des rues qui semblent échappés des jeux vidéo Space Invaders. Cette exposition est l’occasion de découvrir pour la première fois dans une salle close, son travail dans le monde entier. Dans la dernière salle, les enfants peuvent créer leur propre Space Invader sur un tableau magnétique à l’aide de petits carrés aimantés.

Jusqu’au 7 janvier 2018, au musée en Herbe, 23, rue de l’Arbre-Sec, 75001 Paris.

 

« Caro Jeunet », à la Halle Saint Pierre

Venez découvrir ce joyeux bric-à-brac, le petit monde onirique et enfantin de Marc Caro et Jean Pierre Jeunet, les réalisateurs de Délicatessen ou encore de La cité des enfants perdus, et pour Jeunet du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Souvenirs de tournages, objets fétiches issus de leur film comme le cahier de photomaton d’Amélie, costumes, story-boards, scénarios, dessins, ainsi que les illustrations de Caro et la collection privée de Jeunet, sont réunis, à la Halle Saint Pierre (18e), un musée consacrée aux arts singuliers. On retrouve Irvin, cerveau dans un bocal de La Cité des Enfants perdus, l’enseigne de Delicatessen ou encore, le nain de jardin d’Amélie Poulain.

Jusqu’au 31 juillet 2018, à la Halle Saint Pierre, 2, rue Ronsard, 75018 Paris.

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Provenance : Collecté par Aristide Courtois (1883-1962), Paris. Charles Vignier (1863-1934), Paris, avant 1939 , Josef Mueller (1887-1977), Soleure. Musée Barbier-Mueller, Genève.

 

« Les Forêts natales », au Quai Branly

Les peuples de la forêt équatoriale, où s’est notamment exprimé le génie plastique des artistes Fang, Kota, Tsogo ou Punu, est une région de grande tradition sculpturale. À travers une sélection d’œuvres emblématiques et uniques, issues de collections publiques et privées, l’exposition étudie les principaux styles et témoigne de la diversité de la production artistique des populations du Gabon et de ses environs. Près de 400 chefs-d’œuvre, du XVIIIe siècle au XXe siècle, sont ici présentés. Des masques et des statues, y sont notamment visibles, qui retracent l’histoire des cultures des peuples Fang, Kota ou encore Tsogo.

Jusqu’au 21 janvier 2018 au Musée du quai Branly, 37, Quai Branly , 75007 Paris.

 

« René Goscinny. Au-delà du rire », au musée d’art et d’histoire du judaïsme

Il y a quarante ans, le 5 novembre 1977, disparaissait René Goscinny, le co-créateur d’Astérix et du Petit Nicolas. En guise de commémoration, le musée d’art et d’histoire du judaïsme, a rassemblé des documents rarement vus du grand public et présente la toute première rétrospective du dessinateur. À travers une scénographie chronologique, l’exposition montre l’homme qui se cache derrière ce génie du 9ème art, et retrace le parcours de ce fils d’émigrés juifs originaires de Pologne et d’Ukraine, né à Paris en 1926. On découvre ensuite son adolescence argentine, ses débuts à l’imprimerie des Beresniak, fondée par son grand-père, et ses premiers dessins.

Jusqu’au 4 mars 2018 au musée d’art et d’histoire du judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris.

Patrice Chéreau en répétition de Lucio Silla au Teatro alla Scala 1984 – Courtesy of Teatro alla Scala © Lelli e Masotti

« Patrice Chéreau, mettre en scène l’opéra », à la Bibliothèque-musée de l’Opéra Garnier

Après la musique et Mozart, place à la danse ! L’œuvre de Patrice Chéreau (1944-2013), metteur en scène, cinéaste et acteur pour la scène lyrique est présentée à la Bibliothèque-musée, installée dans l’ancien « Pavillon de l’Empereur » du Palais Garnier. En s’appuyant sur une centaine de documents (manuscrits, correspondances, dessins, maquettes, photographies mais aussi des extraits de spectacle), le visiteur explore les processus de création mis en œuvre pour l’opéra et interroge la spécificité du travail de Chéreau. À travers les onze productions qu’il a réalisées, Patrice Chéreau a apporté un souffle nouveau à la mise en scène d’opéra.

Jusqu’au 3 mars 2018 à la Bibliothèque-musée de l’Opéra Garnier, 8, rue Scribe, 75009 Paris.

 

Vue de l’exposition Rubens, portraits princiers (7) scénographie Véronique Dollfus © Rmn-Grand Palais / Photo Didier Plowy

« Rubens. Portraits princiers », au musée du Luxembourg

Portraitiste de cour, Pierre Paul Rubens (1577-1640) fut amené a visiter les plus brillantes cours d’Europe, de l’Italie à Paris en passant par l’Espagne et Bruxelles. Ses portraits de rois, reines, princes et princesse restent un pan méconnu de son œuvre. Aujourd’hui, ils sont présentés dans cet écrin qu’est le musée du Luxembourg. Cette exposition rassemble environ 65 peintures parmi lesquelles des prêts exceptionnels et des portraits de Philippe IV, Louis XIII, ou encore Marie de Médicis. Dans l’une des salles, Rubens dépeint la vie de cette dernière en 24 peintures. La magnificence des costumes d’apparat, mais aussi la grande sobriété qui se dégage des toiles, font de Rubens le peintre le plus célèbre de son temps. Derrière ces portraits figés mais non moins vivants, se sont aussi toutes les intrigues diplomatiques du XVIIe siècle qui se jouent.

Jusqu’au 14 janvier 2018, au musée du Luxembourg, 19, rue Vaugirard, 75006 Paris.